Menu
Dossiers

20 km de Paris 2026 : ce que les temps de passage de Kosen et Woldu disent de leur course

Le dimanche 11 octobre, le Kényan Daniel Tumaka Kosen a remporté les 20 km de Paris en 57’11, et Mekdes Woldu a gagné chez les femmes en 1h04’37, en tête d’un podium féminin entièrement français. Au-delà du palmarès, les temps de passage des deux vainqueurs racontent deux façons très différentes de gérer une course de 20 kilomètres.

En bref
  • 48e édition, environ 35 000 coureurs entre le pont d’Iéna et le Champ-de-Mars.
  • Hommes : Kosen (57’11) devant Emmanuel Roudolff-Lévisse (57’45) et Abderrazak Charik (58’34).
  • Femmes : Woldu (1h04’37) devant Manon Trapp (1h06’25) et Salomé Brun (1h06’51).
  • Les femmes représentaient 43,8 % des inscrits sur place, contre 42 % en 2025.

Qui a gagné les 20 km de Paris 2026 ? #

Chez les hommes, Daniel Tumaka Kosen s’impose en 57’11, selon les résultats publiés par Sortiraparis et Reference Trail. Le Français Emmanuel Roudolff-Lévisse prend la deuxième place en 57’45, l’Algérien Abderrazak Charik la troisième en 58’34.

À lire UFC 332 : Natalia Silva nouvelle championne des poids mouches, le résultat de la nuit

Chez les femmes, Mekdes Woldu, déjà détentrice des records de France du marathon et du semi-marathon, l’emporte en 1h04’37. Manon Trapp termine deuxième en 1h06’25, Salomé Brun troisième en 1h06’51. Selon Reference Trail, Woldu a amélioré d’environ deux minutes son meilleur temps personnel sur la distance.

Ni l’un ni l’autre ne bat le record de l’épreuve : 56’18 pour Étienne Daguinos en 2025, et 1h04’30 pour Gladys Jemaiyo en 2023, rappelle Marathons.com. Woldu échoue à sept secondes.

Comment Kosen a-t-il construit sa victoire ? #

Le temps de passage au 10e kilomètre est le détail le plus parlant. Kosen y est pointé en 29’01, d’après Marathons.com. Il boucle donc la seconde moitié en 28’10, plus vite que la première : c’est ce qu’on appelle un « negative split ».

Le Kényan a lui-même décrit le moment où il a changé de rythme, vers le 9e kilomètre, en voyant que personne ne suivait : « Essayons d’accélérer et ça va passer », a-t-il confié, selon Marathons.com. Une attaque lancée avant la mi-course, puis tenue jusqu’au Champ-de-Mars.

À lire Top 7 des boutiques en ligne incontournables pour s’équiper en ski cet hiver

Pour un coureur amateur, la leçon est classique mais rarement appliquée : partir légèrement sous son allure cible, puis accélérer quand le corps est chaud, coûte moins d’énergie que l’inverse. Les derniers kilomètres le long des quais de Seine sont plats, ce qui se prête bien à ce type de finish.

Woldu, une course menée de bout en bout #

Le profil de Mekdes Woldu est l’inverse. Ses passages, donnés par Marathons.com, sont de 16’08 au 5e kilomètre et de 31’55 au 10e. Sa seconde moitié est donc un peu plus lente, autour de 32’42, ce qui reste un écart modeste pour une coureuse seule en tête.

Partir fort quand on veut lâcher la concurrence est un choix tactique assumé chez les élites. Woldu termine avec 1’48 d’avance sur Manon Trapp. Le prix à payer est connu : il lui manque sept secondes pour le record de l’épreuve, et c’est souvent dans les cinq derniers kilomètres, sans lièvre ni rivale à proximité, que ces secondes s’envolent.

Ce que l’on peut en retenir à l’entraînement

Comparer ses propres temps de passage à 5, 10 et 15 km, plutôt que son seul chrono final, permet de savoir si l’on a perdu du temps par excès d’enthousiasme au départ. Sur une course de cette longueur, un écart de plus d’une minute entre les deux moitiés signale en général un départ trop rapide.

À lire Top 10 des plateformes incontournables pour réserver une salle de sport en toute simplicité

Un parcours fait pour courir vite #

Le tracé part du pont d’Iéna, traverse l’ouest parisien et le bois de Boulogne, longe la Maison de la Radio puis les quais, avant l’arrivée au pied de la tour Eiffel. Reference Trail le décrit comme relativement plat, un tracé qui « permet aux coureurs rapides de viser la performance ».

Les performances de cette édition ne se limitent pas aux élites. Marathons.com signale ainsi le marcheur Aurélien Quinion, qui a parcouru la distance en 1h21’18, soit près de 14,8 km/h. Pour la deuxième année, l’épreuve accueillait aussi une course en fauteuil, remportée par Julien Casoli en 44’00 chez les hommes et par la Britannique Melissa Nicholls chez les femmes.

La course à pied se féminise #

Environ 35 000 coureurs ont pris le départ, et les inscriptions étaient closes dès le mois d’avril, précise Marathons.com. Le chiffre le plus marquant est ailleurs : les femmes représentaient 43,8 % des inscrits sur place, contre 42 % un an plus tôt, selon Sortiraparis.

La progression est modeste d’une année sur l’autre, mais elle va dans le même sens. Le podium féminin 100 % français de cette édition, avec trois coureuses sous 1h07, donne aussi de la visibilité à la discipline.

À lire Comparatif des plateformes de coaching nutritionnel dédiées aux sportifs exigeants

Questions fréquentes #

Quand a eu lieu l’édition 2026 des 20 km de Paris ?

Le dimanche 11 octobre 2026. C’était la 48e édition de l’épreuve.

Le record de l’épreuve a-t-il été battu ?

Non. Le record masculin reste à 56’18 (Étienne Daguinos, 2025) et le record féminin à 1h04’30 (Gladys Jemaiyo, 2023).

Les temps sont-ils définitifs ?

Les sources diffèrent de quelques secondes sur certains temps : Marathons.com donne par exemple 1h04’35 pour Mekdes Woldu, Sortiraparis et Reference Trail 1h04’37. Le classement officiel de l’organisateur fait foi.

Centre Wushu Sport est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Actualités