Menu
Dossiers

Canelo Alvarez bat Christian Mbilli et reprend la ceinture WBC

Résultat — samedi 31 octobre 2026 : Saul « Canelo » Alvarez a battu Christian Mbilli par décision unanime des juges (117-110, 116-111, 115-112, selon ESPN et Yahoo Sports) au terme des douze rounds disputés à Riyad. Le Mexicain récupère la ceinture WBC des super-moyens ; c’est la première défaite professionnelle du Français. Article mis à jour le 1er novembre 2026.

Samedi 31 octobre, à Riyad, Christian Mbilli défendait pour la première fois sa ceinture WBC des super-moyens face à Saul « Canelo » Alvarez. Pour le boxeur français installé à Montréal, c’était le combat qu’il réclamait depuis des années. Pour le Mexicain, c’était un retour sur le ring treize mois après sa défaite contre Terence Crawford — et l’occasion de redevenir champion du monde. Occasion saisie : Canelo s’est imposé aux points, par décision unanime.

Au-delà de l’affiche, ce duel opposait deux façons de boxer très différentes. C’est ce qui le rendait intéressant pour qui pratique un sport de combat, quel que soit son style — et le verdict du ring a tranché en faveur du contreur.

Ce qui s’est passé sur le ring #

Le combat est allé au bout des douze reprises. Les trois juges ont rendu des cartes sans ambiguïté en faveur d’Alvarez : 117-110, 116-111 et 115-112, des scores rapportés à l’identique par ESPN et par Yahoo Sports.

À lire UFC Fight Night : Tom Nolan stoppe Renato Moicano, tous les résultats de la soirée à Las Vegas

Le scénario a donné raison à la boxe de contre. Mbilli a bien imposé son volume dans les premières reprises, pressant le Mexicain vers les cordes, mais Alvarez touchait plus net. Dès le troisième round, Canelo narguait son adversaire, l’invitant à avancer encore. Le septième round a été l’un de ses meilleurs, conclu par des enchaînements précis dos aux cordes. Au huitième, l’arbitre a retiré un point à Mbilli pour des coups portés à l’arrière de la tête, une décision contestée sur le plateau de diffusion mais qui a encore creusé l’écart.

En fin de combat, le Français avait besoin d’un KO. Il a touché au corps dans la onzième reprise et fini fort la douzième, mais trop tard pour inverser les cartes. À l’arrivée, Alvarez affiche désormais un bilan de 64 victoires, 3 défaites et 2 nuls (39 KO), tandis que Mbilli concède la première défaite de sa carrière professionnelle : 29 victoires, 1 défaite, 1 nul. « Difficile d’expliquer ce que je ressens », a réagi le Mexicain après le verdict.

Ce que l’on savait du combat #

La soirée se tenait à Riyad, en Arabie saoudite. D’après RMC Sport, la carte principale débutait à 15 heures, heure française, et le combat de Canelo face à Mbilli était attendu vers 22 heures, en exclusivité sur DAZN, en paiement à la séance.

La carte comptait deux autres championnats du monde, selon le programme publié par DAZN : Jaime Munguia remettait sa ceinture WBA des super-moyens en jeu contre Nikita Zon, et Rafael Espinoza défendait son titre WBO des poids plumes contre Ricardo Blandon. Avec deux ceintures des super-moyens en jeu le même soir, la catégorie est sortie de Riyad avec une hiérarchie redessinée — à commencer par le trône WBC, repris par Canelo.

À lire Qui a gagné Dubois – Wardley 2 ? Dubois conserve son titre WBO par TKO au deuxième round

Mbilli, l’invaincu qui avait attendu son heure #

Christian Mbilli, 31 ans, n’avait jamais perdu chez les professionnels avant cette nuit. Ouest-France donnait son bilan d’avant-combat : 29 victoires, dont 24 avant la limite, et un match nul. Passé professionnel en février 2017, ce Franco-Camerounais a fait sa carrière depuis Montréal, où le public le considère aujourd’hui comme l’un des siens.

Le rapport entre ses victoires et ses arrêts de combat dit beaucoup de son style. Mbilli avance, coupe le ring et cherche le corps. Il impose un rythme élevé et use l’adversaire round après round. C’est une boxe de pression qui demande un gros moteur physique et une vraie solidité défensive, car celui qui avance prend aussi des coups. Face à Canelo, cette pression a existé, mais elle n’a pas suffi à compenser la précision du Mexicain.

Sa préparation avait fait parler d’elle. RMC Sport rapportait qu’il avait intégré la réalité virtuelle à ses séances, avec l’aide d’un médecin spécialisé en neurologie, pour travailler ses réflexes et la rapidité de ses décisions. « C’est plus pour les réflexes, le travail neurologique », expliquait le boxeur. Sur le ring, la lecture de l’adversaire se joue en fractions de seconde : cet entraînement visait justement ce temps de réaction.

Canelo, la légende qui jouait gros #

En face, le bilan de Saul Alvarez était déjà celui d’une carrière hors norme. Ancien champion incontesté des super-moyens, il restait sur une défaite aux points, par décision unanime, face à Terence Crawford en septembre 2025. Crawford a ensuite pris sa retraite, et ses ceintures ont été redistribuées. C’est ce qui a permis à Canelo de reconquérir un titre dès son retour : il est de nouveau champion WBC des super-moyens.

À lire Adesanya Imavov : Combat UFC analyse complète

Le Mexicain n’était pas un inconnu à Riyad : DAZN rappelait qu’il y avait battu William Scull l’an dernier. Il connaissait donc le cadre, le décalage horaire et l’ambiance de ces grandes soirées saoudiennes. Son style s’appuie sur une défense par mouvements de buste, sur des contres précis et sur un travail au corps redouté. Il boxe moins en volume que Mbilli, mais chaque coup est choisi — c’est exactement ce que les juges ont récompensé.

Pression contre contre-attaque : la clé technique s’est vérifiée #

Le duel ressemblait à un cas d’école. D’un côté, un boxeur qui voulait fermer les distances et étouffer son adversaire. De l’autre, un contreur qui attendait qu’on vienne à lui pour placer ses coups dans l’ouverture. Le second scénario l’a emporté.

Le placement des pieds

Pour Mbilli, tout commençait par les jambes. En avançant trop souvent en ligne droite, il a offert des angles aux contres de Canelo. Entrer en biais, couper la sortie de l’adversaire vers les cordes, l’obliger à reculer : c’est un principe que l’on retrouve dans tous les arts martiaux de percussion — celui qui contrôle l’espace contrôle le combat. Samedi soir, c’est le Mexicain qui a dicté la géométrie du ring.

Le travail au corps

Les deux hommes aiment frapper au foie et aux côtes. Ces coups ne font pas tomber tout de suite, mais ils retirent de la vitesse et du souffle pour la fin du combat. Mbilli a investi au corps, notamment dans la onzième reprise, mais sur l’ensemble des douze rounds, c’est la précision d’Alvarez qui a pesé le plus lourd sur les cartes.

À lire Classement UFC : Rankings Officiels 2026

La gestion de l’effort

Un style de pression coûte cher en énergie. Mbilli n’est pas parvenu à faire mal tôt, et son volume a perdu de son tranchant au fil des reprises, face à un adversaire qui sait gérer sa respiration et son rythme. Canelo, qui n’avait pas combattu depuis plus d’un an, a montré que son cardio tenait la distance sur douze rounds.

Ce que les pratiquants peuvent en retenir #

Qu’on pratique la boxe anglaise, le sanda, le kick-boxing ou le MMA, ce combat offre une leçon utile : il n’existe pas de style supérieur dans l’absolu. La pression gagne quand elle s’accompagne de déplacements intelligents et d’une garde haute. La contre-attaque gagne quand le timing est juste et que les jambes suivent. Samedi, le timing de Canelo était juste.

Pour les plus jeunes boxeurs, l’exemple de Mbilli rappelle aussi qu’une carrière se construit sur la durée — et qu’une première défaite, concédée aux points face à l’un des meilleurs boxeurs de sa génération, ne referme pas une carrière. À 31 ans, le Français reste un acteur majeur des super-moyens.

Et maintenant ? #

Le verdict de Riyad redistribue les cartes chez les super-moyens : Canelo Alvarez est de nouveau champion WBC, et Christian Mbilli devra se replacer dans la file des prétendants. Les deux boxeurs avaient fait le poids vendredi matin à Riyad, selon L’Équipe, et le combat a tenu ses promesses tactiques : l’invaincu français n’a pas fait tomber la légende, et Canelo a prouvé qu’il appartenait toujours au sommet de la catégorie.

À lire UFC 331 : Joshua Van dompte Pantoja et conserve sa ceinture, Tsarukyan expéditif

Centre Wushu Sport est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Combattants MMA & Boxe

Sites partenaires — Sports & Loisirs : Nfbnice · Bolbecjudo · Pole Air Sport